SAINT ELOI: LES BAYLES NOUVEAUX SONT ARRIVES

SAINT ELOI: LES BAYLES NOUVEAUX SONT ARRIVES

 

Après le fameux « Moscou-Paris » et sa froidure, le printemps s’annonce à Saint-Etienne du Grès ; Après l’annonce de la première feria des tauromachies (10,11 et 12 mai), voila la Saint Eloi qui s’annonce puisque les nouveaux bayles ont été présentés, samedi 9 mars, à la salle Pierre-Emmanuel. Et cela ne trompe pas : il y a avait une affluence record, autour de François Inisan, président de la Fédération Alpilles-Durance des carreto ramado, Philippe Lucchesi, président de la société de Saint Eloi au Grès, Jean Mangion, maire du village et de très nombreux élus.

Succédant à Bastien et Emilie Sicot, se sont donc Christophe Mainville et Céline Castells qui vont avoir la « charge » de l’édition 2018. Nâtifs du village, ils participent activement à la vie locale, et Céline Castells assume aussi les fonctions d’adjointe au maire, déléguée à l’Education, l’Enfance, la Jeunesse et les Sports.

Tradition et patrimoine

Tant pis pour les « estrangié » : Philippe Lucchesi a choisi la langue provençale pour son discours, prenant soin de saluer ceux qui se dépensent sans compter pour que la fête soit belle au cœur du mois d’août. Il a ainsi remercié le jeune carretié, Sébastien Bernard, les bayles, mais aussi les petites mains qui se donnent sans compter à l’instar de Philippe Reynaud. Et, comme François Inisan, il a souhaité que désormais, la fête des charretiers, cette Saint-Eloi qui anime les villages du Pays d’Arles et des Bouches-du-Rhône, soit inscrite au patrimoine immatériel de l’Europe.

En attendant, la fête est bien inscrite dans la patrimoine de Saint-Etienne du Grès, comme l’a rappelé Marie-Pierre Callet, vice-présidente du conseil départemental puis Jean Mangion. Car ce sont ces fêtes, « mêlant ferveur catholique réelle et porteuse de sens dans le respect de l’autre, associant profane et religieux dans un parcours de paux que nombre de religions devraient méditer, qui unissent et réunissent dans nos villages ».

Preuve en est, l’ambiance de cette Saint Eloi d’hiver, où une joyeuse bande de « nistons » a mis l’ambiance pendant les discours : un signe que la relève est déjà là, prête aux défis de fêtes réussies et fédératrices.